Un lieu d’échange où partager nos découvertes et coups de cœur en dehors des éclairages « médiaticommerciaux »

Cécile M

Beaux arrangements pour une voix aux accents cristallins purs et aériens, autour d’un piano présent rythmé ou tendre selon les chansons.

De l’humour bien présent(« la plus belle pour aller dormir »)sans oublier la tendresse (« Poils aux pattes »), osant l’autodérision («  Et hop , je verbalise »/ « 24 fois par seconde » ).

Des textes qui s’ engagent contre les injustices(« Chanson pour Ingrid »/ « Lettre à mon frère »), notamment celles faites aux femmes (« Les Mal aimées » /« Les Paupières de tissu »)

Au fil des chansons  se dessine l’ autoportrait attachant( « Les filles de la montagne ») de quelqu’un qui  affronte les difficultés de la vie  («  30 ans »), refuse  les soumissions (« Ainsi soit l’homme » )et les compromissions (« Playmobile ») .
Cécile M est une artiste libre « forte et douce »(« L’instinct ») qui assume ses doutes (« Est-ce que tu m’aimes même » ) cherchant sa place dans un monde à refaire, en attente de dépassement de soi («Le grand paradis »), à l’affût de la beauté des choses (« L’île de Sein »).
bernard lélu

Eric Frasiak

Eric Frasiak n’a jamais su se taire (« Tais-toi »)et c’est tant mieux pour nous qui pouvons entendre sa voix rebelle dans « ce monde à refaire » (« La Poésie »).
Eric Frasiak  c’est une chanson qui s’engage sans vouloir donner de leçon avec « Des mots d’amour comme chant de révolte »(« On fait du Rock ») et qui trouve le ton juste dans un cocktail à sa façon : une dose d’humour, une dose d’insoumission ,une dose de poésie, une dose d‘amour .
C’est une voix qui revendique son inscription dans le social et le moment présent. Il prend à partie le chômage qui défigure toute une région(« Monsieur Boulot »), la folie des mégalopoles modernes(« Toquée Tokyo »), les dérives de notre quotidien  virtuel informatisé 
(« T’étais pas né ») et d’une société qui nous surveille et nous manipule(« Edvige » ou « Bebop on est où là ? »). "C'est un mec qui chante debout sur ses guiboles" ("Merci d'être là")suivant les traces de son maître à chanter, François Béranger. bernard lélu

Hervé Akrich

Je l’ai découvert  au festival « Bernard Dimey » à Nogent en Bassigny(52800) : Forte présence scénique, voix profonde, bien posée, accompagné d’excellents musiciens. Des textes finement écrits, pleins d’humour en prise avec le monde d’aujourd’hui : interprétation coup de poing de la chanson « Orang-Outang », regard zoologique sur le dressage des pauvres humains que nous sommes devenus / portrait admiratif de deux petites métis de chez nous, promises à un bel avenir au delà des racismes ambiants dans « J’vais m’y faire et Samira comme ça » / mention particulière à « Athées souhaits » belle profession de manque de foi d’un mécréant , iconoclaste et amoureux de la vie d’ici-bas... bernard lélu

Sarclo

Je suis tombé sur son dernier disque « Gueuler partout comme un putois » et le choc a été immédiat : un joyeux libertinage et une belle autodérision teintés d’un peu d’amertume dans un langage direct et jubilatoire.
Les mots sont crus et truculents comme dans « En mars change de comparse », « le crétin » ou « chanson du balourd » et l’on sent dans son interprétation le plaisir de nous les servir.
Il ne recule pas devant le scato dans « j’y connais rien » mais quelle dénonciation de la connerie de quelques uns !
Le rebelle est toujours sensible chez l’admirateur de Dylan auquel il rend hommage dans une traduction magistrale de « It’s all right ma, I’m only bleeding...
Un zest d’amertume , car la liberté a un prix douloureux («  j’avais bien vu la solitude ») mais le bonhomme ne lâche rien « non, non ,non j’ai dit pas du tout/ Je veux encore des baisers doux » (« le décolleté »)...
bernard lélu

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