Les Paroles

  • Ca l’fait pas

     

    Etre en panne        avec toi                en vespa             -Ca l’fait pas !

    Tous les deux          à Paris                  en métro          - Ca  l’fait trop !

    Deux guitares       pour nous en        caravane          -ça c’est fun !

    Bain de    nu        - age  en              a      éroplane          -c’est trop fun

     

    Refrain :

    Toi t’es top-  sans ton top   ;  classe mortelle –la plus belle

    J’ te kiffe grave – t’es mon groove ;    ça l’ fait trop – j’suis accro

     

    Se ficher         dans nos yeux       un compas            -Ca l’fait pas !

    Regarder        tes albums             de photos              - Ca l’fait trop !

    Délirer            sur ton bel            horoscope               -Ca c’est top !

    Te filmer         avec   mon              caméscope             -c’est trop top !

     

    Refrain 

     

    Réciter        deux ,trois   me       a culpa               -ca l’fait pas !

    Mais  chanter  un gospel          bien  retro            -ca  l’fait trop !

    Se payer             des  séjours     en palace             -c’est la classe !

    T’emmener     visiter               Las Végas        -    trop la classe l

     

    Refrain 

     

    Monter    sur     l’Everest              sans sherpa    - Ca l’fait pas !

    Rester sur  une île    Ga              lapago             -Ca  l’fait trop

    A deux sur             un rapide               en       esquif   -Ca je  l’kiffe

    T’enlever       dans l’désert        en chameau    -je l’kiffe trop

     

    Refrain 

     

    Me déten           dre  sans toi      dans un spa    -Ca l’fait pas

    T’ avoir nue       dans mes bras   très costauds  -ca l’fait trop

    Aimer  ton          expression        corporelle      -c’est mortel

    Te vouer         un amour éternel                       - trop mortel

     

    Refrain 
    Ca l' fait pas
  • Chacun de nous a sa blessure

     

    Chacun de nous a sa blessure

    Au fond jamais cicatrisée

    Au cœur à l’âme une fêlure

    Et l’on prend soin de la cacher

     

    Petit caillou dans la chaussure

    Qui nous empêche d’avancer

    D’un pas tranquille à l’aventure

    Loin des fantômes du passé

     

    Un mal diffus qui nous triture

    Et s’insinue dans nos pensées

    Le ciel soudain devient obscure

    Et le jour semble rapiécé

     

    On voudrait tant paraître sûr

    De soi de son identité

    Comme un beau texte sans ratures

    Un marbre sans aspérités

     

    On a beau faire sous l’armure

    On est  atteint souvent  touché

    Ainsi que d’un chien la morsure

    Le mal ne veut plus nous lâcher

     

    Pourtant sans cette déchirure

    Rien ne commence à exister

    Un disque parfait sans rayures

    Trahit souvent la vérité

     

    La vie n’est pas une posture

    Un jeu à visage masqué

    Le manque est dans notre nature

    Ferment de notre humanité                     (dernier couplet 2 fois)
    Chacun de nous a sa blessure
  • Chapeau

     

     J’ai un chapeau à larges bords

    Haute est sa forme , la mienne aussi

    J’en suis très fier aurais-je tort

    Quand je salue tous mes amis

    Ça me va bien , j’suis à la mode

    Ça  m’donne un genre, j’suis élégant

    Quand il fait froid c’est bien commode

    Il ne me manque que les gants

     

    Se mettre quelque chose sur la tête

    Ça se fait depuis très longtemps

    Depuis toujours depuis des siècles

    Moi ça m’enchante, j’en suis content

    J’danse avec , j’fais des claquettes

    Même sous la pluie quand y’a du vent

    Sur le trottoir je fais la fête

    Et j’y poursuis mon tour de chant

     

    L’insolation faut s’en méfier

    Ça peut vous griller le cerveau

    Moi je m’en fous , j’suis protégé

    Bien à l’abri sous mon chapeau

    Un couvre-chef pour se garder

    Bien au chaud tous ses souvenirs

    y’a pas mieux  je peux l’affirmer

    sans passé on n’a pas d’avenir

     

    Je me découvre pour aborder

    Les jolies filles des avenues

    Elles sont conquises sans tarder

    Par mon chapeau qu’est bien foutu

    Un galure pareil c’est la classe

    Pour rien au monde j’m’en sépar’rais

    Et si la calvitie menace

    Sous le chapeau rien n’y parait
    Chapeau
  • Chassés-croisés

     

    refrain

    Il y a des jours comm’ça où tout va de travers

    On voudrait repasser l’DVD  à l’envers

    L’café a goût d’cafard , l’horizon est bouché

    On se dit qu’on aurait bien mieux fait d’rester couché

     

    Le réveil au radar , vitesse limitée

    Est-c’ bien moi dans l’miroir , je suis mal imité

    J’allume un jus d’orange, c’est dur de réfléchir

    J’avale à  la radio , les infos sans rien dire

    Je parcours ma tartine d’un œil un peu distrait

    Et je beurr’ mon journal sans vraiment l’faire exprès

     

    refrain

     

    Un séisme à la bourse, Haïti on spécule

    La misèr’  garantie , la justice recule

    Dérapag’  politique dans la course au pognon

    Ballotage au rallye des sondages d’opinion

    Mesure d’austérité l’amour est en péril

    Le bonheur indexé sur le coût du baril

     

    refrain

     

    je m’embarque au ticket, composte l’autobus,

     on s’entasse on se serre j’descends au terminus

    je fréquent’ le chômage et pointe  le pôle-emploi

    j’me bats pour des papiers, je dépose mes droits

    je me mets dans la d’mande et je remplis la file

    pour ajouter le mien aux dossiers qui s’empilent

     

    refrain

     

    retour en autobus arrêt devant l’hyper

    coup d’balai sur les prix, rabais sur la poussière

    grand paquet de lessive a dit la météo

    le deuxième est gratuit , l’averse est en promo

    arrivé à la caisse j’remplis mon parapluie

    dehors sur le parking je replie mon caddy

     

    refrain

     

    peut-êtr’ qu’à la faveur de la nuit j’en sais rien

    les choses reprendront un autre cours demain

    (on peut toujours rêver d’un monde différent

    d’un soleil qui dissipe la fumée des écrans) – bis

     

    refrain
    Chassés-croisés
  •  Chanson cochonne

     

    Dans l’enclos bien garni de paille

    Ou sur jolis caillebotis

    Près de leur mère en  joyeuse pagaille

    Ils se bousculent , roulent et crient

    On les castre à leur plus jeune âge

    Ils y gagnent belle insouciance

    Quand survient  le temps du sevrage

    Finissent les jeux de l ‘enfance   

     

    Refrain

    Côtelette  et  filet mignon

    Pâté rillette et salaison

    Merci cochon

    Rôti  palette et  jambon

    Oreille queue en tire-bouchon

    Merci  cochon

    Mortadelle andouille saucisson

    Rien n’est à jeter tout est bon

    Merci cochon !

     

    Ils grandissent à belle allure

    Prennent du muscle et du gras

    En écoutant France culture

    Ou France-info quelquefois

    L’auge est remplie à ras-bords

    L' avenir est tout tracé

     La vie s’écoule sans remords

    Ils chantent louange au porcher

    Refrain

     

    Un jour vient et c’est le départ

    Ils n’emportent pas de bagage

    Ils s'entassent dans l’autocar

    Pour un premier et grand voyage

    Entre les barreaux une oreille

    Un bout de peau s’épanouit

    Quelle aventure c’est merveille !

    Chacun d’avance se réjouit

    Refrain

     

    C’est l’arrivée, l’ultime bloc

    Carrelé d’un blanc éclatant

    Montée au ciel  électrochoc

    Le sacrifice éblouissant

    Lavés au jet ébouillantés

    Leurs corps rasés de près  exposent

    A tous l’entière nudité

    De leur chair si rose si rose

    Refrain

     

    Leurs carcasses en files s’envolent

    A des crocs inox impeccables

    Et de leur chair que l’on immole

    Gicle un sang vermeil admirable

    Il  tombe en d’immenses calices

    Recueillant le nectar divin

    Qui fera bientôt les délices

    Des  pieux amateurs de boudin

    Refrain
    Chanson cochonne
  • Dictature de la forme

     

    Effaçons ces kilos en trop

    Tous au jogging au petit trot

    Ventre plat, abdos béton

    On est des loups , pas des moutons

    Le monde est dur soyons d’acier

    Il faut se muscler les fessiers

    Laissons aux autres la mollesse

    Et aux paresseux , la paresse

     

    Refrain

    L’ennemi se prélasse  en nous

    Il suffit de le mettre à genoux

    Vite un effort on se dépasse

    Ne restons pas dans la mélasse

     

    Soyons toniques au saut du lit

    Car la méforme est un délit

    Soyons au top arrachons-nous

    Lâchons le fauve qui dort en nous

    Car le temps est à l’efficace

    Celui qui veut garder sa place

    Il doit gonfler ses pectoraux

    Foncer devant comme un taureau

     

    Refrain

     

    Chaque course il faut  la gagner

    Avoir un mental affuté

    Alignons-nous , c’est le départ

    Bondissons  tel un léopard

    Il faut suer, c’est la santé

    Serrons les dents ça va passer

    Donnons du bec ayons la classe

    Vive la race des rapaces

     

     Refrain

     

    C’est un régime de battant

    Qui mord la vie à pleines dents

    Si vous êtes faible, vous êtes mort

    L’ pouvoir est aux alligators


     

    Refrain
    Dictature de la forme
  • Je suis tactile

     

     


    Oui j’ai besoin de te toucher

    Pour être bien sûr d’exister

    J’ai besoin de sentir mes doigts

    caresser ton corps je le dois

    à ma complexion imparfaite

    en manque, en doute, insatisfaite

    or d’autres n’ont pas ce problème

    ils se sentent remplis d’eux-mêmes

    où vivent d’images volatiles

    mais quant à moi je suis tactile

     

    Quand j’ouvre les yeux le matin

    Toute enveloppée de satin

    Tu sors de ta douche et tu laisses

    Glisser le tissu qui s’affaisse

    Et dévoile ta nudité

    Pour croire à cette réalité

    Il faut que je puisse poser

    Ma bouche  c’est vrai c’est osé

    Sur ta peau si douce et docile

    C’est ma nature je suis tactile

     

    Et si plus tard trop près de moi

    Ton parfum me met en émoi

    Sur une rondeur  j’ai besoin

    Lentement de  porter la main

    Et  sentir combien doux et ferme

    Est ce contact d’épiderme

    Sans doute c’ est un peu macho

    Pourtant je n’ai pas ce défaut

    C’est peut-être un geste inutile

    Pardonne-moi , je suis tactile

     

    La  porte vient de s’ouvrir

    C’est programmé, tu dois partir

    Tu me souris mais cette image

    Se dissipe comme un nuage

    Il faut t’arrêter un instant

    Que je puisse prendre le temps

    De serrer contre moi ton corps

    Et m’imprégner un peu encore

    De tes formes chaudes  , subtiles

    Tu sais combien je suis tactile

     

    Tu m’appelles dans la journée

    J’entends ta voix me murmurer

    Des mots tendres et apaisants

    Pourtant ce n’est pas suffisant

    Il faut bientôt que j’imagine

    Qu’au creux de mes paumes s’imprime

    Précis délicat le dessin

    Voluptueux de tes deux seins

    Aux aréoles érectiles

    Mes rêves aussi sont tactiles

     

    Quand bien même je devrais

    Quitter ce monde à tout jamais

    N’oublie pas avant de fermer

    La boite à mon front chagriné

    De laisser posés sur mon coeur

    Quelques baisers quelques douceurs

    Car il me faudra emporter

    avec moi pour l’éternité

    la  sensation  indélébile

    de tes lèvres, je suis tactile

    Je suis tactile
  • Le feu aux fesses

     

    Pas le temps d’s’arrêter , faut tout  faire en urgence

    Répondre à la demande, respecter les cadences

    On nous met la pression et l’on vit dans le stress

    Pas la peine d’allumer les signaux de détresse

    Dès le petit matin au réveil , c’est la course

    Il faut se dépêcher , puiser dans ses ressources

    Emballer la machine avec obstination

    Et se mettre en état de grande agitation

     

    Refrain

    Une valse endiablée nous mène à la folie

    A peine commencé faut que tout soit fini

    Une loi insensée nous met  le feu aux fesses

    C’est le chrono, c’est le tempo, c’est la vitesse


     

    C’est vrai que de nos jours on vit dans l’immédiat

    On s’habitue tout p’tit à s’magner les tibias

    Le moindre contretemps provoque le retard

    C’est vraiment contrariant, ça nous met en pétard

    Même pour le café on veut d’l’instantané

    Emporté consommé tout est prêt à porter

    Une touche au clavier c’est l’affaire d’un clic

    Au marché virtuel des puces électroniques

     

    Refrain

     

    Sur nos écrans défile une actualité

    Qui s’efface aussitôt place à la nouveauté

    Et l’on se rend facile aux quatre coins d’la planète

    Le monde rétrécit à coups de turbo-jets

    On veut faire en été cinq ou six capitales

    C’est beau la quantité , le plaisir est total

    Et malgré la fatigue on atteint le summum

    Avec si peu de temps d’en faire le maximum

     

    Refrain

     

    Le temps nous est compté trop courte  l’existence

    Mais peut-on vivre ainsi toujours dans l’impatience

    On survole un peu tout, on passe à autre chose

    Juste pour la photo on prend l’temps de la pause

    On repart aussitôt on brûle les étapes

    On cherche à s’étourdir on croit que l’on s’échappe

    Peut-être est-ce seulement le besoin d’oublier

    Au bout de cette course l’arrêt du sablier.

     

    Refrain
    Le feu aux fesses
  • Le temps s’en va

     

    Maintenant que j’m’endors avec

    Mes lunettes

    Je vois mes rêves bien plus nets

    Mais c’est bête

    Je ne peux plus me retourner

    Sans casser

    Une branche sur mon oreiller

    C’est risqué

     

    Refrain

    Le temps s’en va , attends ça va

    T’en fais pas, Le temps s’en va

    Souffle le vent  Sur nos pas

     

    Depuis que les jours ont passé

    Les années

    Sur ma pomme qui s’est ridée

    C’est assez

    Pour me faire traiter de vieux

    Sacrebleu

    Je n’me sens pas pourtant vieux jeu

    C’est fâcheux

     

    Refrain

     

    Je n’compte plus mes cheveux gris

    Gris-souris

    Faut pas en faire une maladie

    C’est la vie

    Le temps avec l’âge s’accélère

    C’est galère

    Faut  trouver l’rythme de croisière

    Sur la terre

     

    Refrain

     

    Et si demain je perds la tête

    Alouette

    J’aurai la mine un peu défaite

    C’est pas chouette

    J’me sentirai bien déplumé

    Dépité

    Comment f’ras-tu pour m’embrasser

    C’sera râpé

     

    Refrain

    Le temps qui nous reste est si court

    Et l’amour

    On n’en a jamais fait le tour

    Un beau jour

    On ira s’aimer tout là-haut

    Au septième ciel tout est plus beau

    Près du soleil dans un vaisseau

    Ca s’ra chaud
    Le temps s'en va
  • Belle comme le jour

     

    Tu te fais belle comme le jour

    Ta lumière inonde la cour

    Les rues les places à la ronde

    Et me remplit de joie profonde

     

    Tu te fais chaude comme la braise

    Pour m’enflammer dans la fournaise

    De tes yeux graves d’où émanent

    Les traits d’un amour pyromane

     

    Tu te fais tendre comme la nuit

    Reflet de lune au fond d’un puits

    Pour m’inviter au crépuscule

    A suivr’ nos chemins noctambules

     

    Tu te fais mystérieuse comme

    Le vent et la pluie de l’automne

    Qui murmurent tous les secrets

    De tes chaînes et bracelets

     

    Tu te fais vive comme l’eau

    Limpide qui chante au ruisseau

    Des mots si doux à mon insu

    Motus à nos bouches cousues

     

    Et moi comme un fou , un malade

    Moi dont le sang bat la chamade

    Comme les dix doigts de mes mains

    A fleur de toi je me sens bien
    Belle comme le jour
  • Viens ma jolie

     

     Viens ma jolie  mon p’tit boudin

    Viens donc faire un tour au jardin

    On va vérifier à cette  heure

    La gueul’ qu’elle a la petit’fleur

    Qui  f’sait la belle ce matin

    Qui s’y croyait oh nom d’un chien

     

    Des fois qu’ell’ s’rait  un peu moins fière

    Un peu moins  r’montée d’la cafetière

    Ouah,ben dis-donc  en un temps r’cord

    Ma jolie elle a pris su’ l’ bord

    De son museau un sacré coup

    Elle est défrisée du caillou

     

    Elle a calanché la pauvr’ vieille

    Ca sert à quoi d’s’croir’la plus belle

    Non mais, elle est chouett’ la nature

    Elle te vénère et puis t’rature

    Tu  deviens naze et ta pelure

    Elle finit dans les épluchures

     

    Si tu m’en crois foi d’un fêtard

    Fais bien gaffe   avant qu’il soit tard

    Tant qu’t’es pas vilaine à r’garder

    Dépêche-toi d’en profiter

    Ne roule pas à l’économie

    Vas-y à donf , Jouis de la vie

     

    Prends ton pied ouais prends  du bon temps

    Il pass’ fissa l’ temps des amants

    Car n’oublie pas   en un temps r’cord

    Ma jolie t’en prendras  su’ l’ bord

    De ton museau un sacré coup

    Tu s’ras défrisée du caillou

     

    Et tu calanch’ras  ma pauvr’ vieille

    Ca sert à rien  d’s’croir’la plus belle

    Non mais, elle est chouett’ la nature

    Elle te vénère et puis t’rature

    Tu  deviens naze et ta pelure

    Elle finit dans les épluchures
    Viens ma jolie
  • Plume

     

    Le poète qui vit de sa plume

    Sacré métier s’en arrache une 

    A chaque lettre qu’il écrit

    Pour chaque mot il pousse un cri

     

    C’est triste comme il se déplume

    Mais il ne gagne pas fortune

    A ce jeu -là il est la dupe

    De son art qui le préoccupe

     

    Critique acerbe le hérisse

    A son oreille un papier crisse

    Chagrin de plume il se désole

    C’est dans les siennes que l’on vole

     

    Ego meurtri quand tout s’emmêle

    Il a dit-on un coup dans l’aile

    Encore heureux c’est pas du plomb

    Que ça lui serve de leçon

     

    Oiseau nocturne chassant la rime

    Il écrit rature s’obstine

    Puis sur un oreiller-duvet

    Pose sa tête sans plumet

     

    La nuit obscure le console

     Il rêve au sacre à l’auréole

    Comme une trace sous la lune

    D’un  halo blanc d’anges de brume.
    Plume
  • Ce rien qui crisse sous la porte

     

    Ce rien qui crisse sous la porte

    Un jour soudain vous insupporte

    Vous vous sentez toucher le fond

    Sombres pensées tout se  confond

    Dans la poussière on trouve un grain

    D'où germe bientôt le chagrin

    Au bord d'une coupe la lie

    Amère est la mélancolie

     

    C’est l’amie du bout de la rue

    Dans la nuit blanche disparue

    J’ai pourtant veillé jusqu’au bout

    Défiant les démons  debout

    Mais n’ai pu garder à la main

    Qu’un pauvre bouquet de jasmin

    Son  doux parfum suscite mon

    Désarroi qui flotte en amont

     

    Etreindre le vent, la nuit  est-ce

    Ainsi  que naît cette tristesse

    Tout fuit  s’enfuit ce ne sont ni

    Les mots ni les photos jaunies

    Qui retiennent ils l'auraient dû

    La trace d'un amour perdu

    Toutes mes joies, toutes les siennes

    Ne sont plus qu’une histoire ancienne

     

    L’osier tressé qui faisait l’anse

    Du panier doré de l’enfance

    S’est  tout  défait au fil de l’âge

    Livrant mes rêves au saccage

    Le monde promet à tout vent

    Ce n'est que songe bien souvent

    Colin-Maillard chacun son tour

    De partir au Val sans retour
    Ce rien qui crisse sous la porte
  • Passe à la caisse

     

    Refrain

    Tu t’es fait un credo , en carte de crédit

    Dans l’ objet ce qui compte avant tout c’est le prix

    Et tout doit s’acheter même à cor et à cri

    Faut régler l’addition ici rien n’est gratuit

     

    Pour te nourrir        passe à la caisse

     Pour étudier                 école privée                                           

    Pour te saper            passe à la caisse

     Et pour  sortir            soirée   privée

    Te déplacer                     passe à la caisse

    Et t’arrêter                     parking privé

    Gare de péage           passe à la caisse

    Sur autoroutes                 privatisées

     

    Refrain

     

    Pour  te loger                  passe à la caisse

    trente ans d"emprunts  faut rembourser

    Pour te chauffer     passe  à la caisse

    Primes d’assurance       caisses privées

    Pour te distraire             passe à la caisse

    Te connecter    réseaux privés

    Pour tes vacances      passe à la caisse

    T'as intérêt                        à réserver

     

    Refrain

     

    Pour te soigner    passe à la caisse

    Opération clinique privée

    Garder la forme    passe à la caisse

    Faire un enfant    faut débourser

    Un peu d’amour         passe à la caisse

    Tes sentiments             sont tarifés

    Pour le bonheur    passe à la caisse

    Quant au soleil     faut l'espérer

     

    Refrain
    passe à la caisse
  • Plonger dans la nuit

     

     Pour me faire le cœur léger

    Je m’embarque pour un voyage

    Dans la nuit pure sans nuages

    De paillettes éclaboussées

    Voie lactée

    Bain de lumière à la brune

    La mer  de la Tranquillité

    Ou bien de la sérénité

    M’offrent leurs plages et leurs dunes

    Sur la lune

     

    Refrain

    Voir le ciel, plonger dans la nuit

    S’échapper , mettre les voiles

    Vers les bras bleus des galaxies

    Qui bercent des milliards d’étoiles

     

    J’fais du tourisme planétaire

    avec un brin de rêverie

    et le souffle de l’infini

    je m’éloigne en années lumières

    de la terre

    Besoin d’ailleurs qui vous ressource

    Sans mes bagages sans billet

    Je lève l’ancre je m’en vais

    Et je dévale dans ma course

    La  grande ourse

     

    Refrain

     

    Sur une bande son  play-back

    Taureau Bélier et scorpion

    Tournent  et  rythment nos saisons

    Commentées dans nos almanachs

    A  zodiaque

    Que nous réserve l’avenir

    Les réponses sont embrouillées

    Mais sur l’Aigle aux ailes déployées

    Brille le soleil sans faiblir

    D’Altaïr

     

    Refrain

     

    Et  les bris de comète encore

    Aiment à traverser nos cieux

    Ils exaucent ,dit-on, nos vœux

    Cousant la nuit de  lignes d’or

     Météores

    en ces fictives trajectoires

    je respire un peu d’univers

    ces mondes sont pleins de mystère

    faut-il que tout se change un soir

    en trou noir


    Refrain
    Plonger dans la nuit
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